Parce que la santé est primordiale:
Eleveur de Barbet depuis 2007

La dysplasie de la hanche
La dysplasie de la hanche est une affection à prédominance génétique.
Elle dépend de plusieurs gènes, ce qui explique qu’il n’existe pas aujourd’hui de test ADN permettant de la prédire avec certitude.
Les travaux en génétique canine (notamment ceux rapportés par Bernard Denis dans Génétique et sélection chez le chien 3 éme édition) montrent que la sélection influence fortement les probabilités :
Des accouplements entre chiens radiographiquement sains donnent majoritairement des chiots sains (environ 70 à 75 % selon les études).
À l’inverse, faire reproduire des chiens dysplasiques augmente nettement le risque d’obtenir des chiots atteints. La sélection réduit donc significativement le risque, mais ne l’annule jamais totalement.
L’environnement peut influencer l’expression d’une fragilité, mais il ne remplace jamais une qualité génétique de départ.
Comment sont classées les hanches ?
Les hanches sont évaluées après une radiographie réalisée à partir de 12 mois. Les clichés sont transmis à un lecteur officiel habilité par le club de race, qui attribue un classement selon la grille internationale :
A : hanches normales
B : hanches proches de la normale
C : dysplasie légère
D et E : formes plus marquées
Ce classement correspond à l’état des hanches au moment de l’examen.
Notre protocole concernant les hanches
Nous ne faisons reproduire que des chiens classés A ou B. Nous n’utilisons jamais un chien classé C. Et nos reproducteurs sont issus de parents et de grands-parents classés A ou B.
Notre objectif est clair : réduire au maximum le risque, sans jamais prétendre pouvoir le supprimer totalement.


Le rôle de la croissance et de l’environnement
Même avec une bonne base génétique, la croissance reste une période sensible.
Pour préserver les hanches de votre chiot :
Éviter qu’il se mette régulièrement sur les pattes arrière.
Limiter les escaliers répétés avant un an.
Pas de sauts (agility, frisbee…) avant 15 mois.
Pas d’exercice soutenu pendant la croissance.
Règle indicative : 5 minutes de marche par mois de vie.
Veiller à une alimentation adaptée et à éviter tout surpoids.
L’environnement ne crée pas une dysplasie sur un chien sain, mais il peut aggraver une fragilité préexistante.
Les maladies génétiques testées dans notre élevage:
Indépendamment des hanches, tous nos reproducteurs sont testés génétiquement: Wisdom Panel.
Nous réalisons notamment les tests suivants :
Maladie de Willebrand type 1
prcd-PRA
CDPA (FGF4 – chromosome 18)
CDDY (FGF4 – chromosome 12)
Nous avons fait le choix d’exclure de la reproduction :
Les chiens atteints, les chiens porteurs de Willebrand et les chiens porteurs des mutations CDPA et CDDY.
Tous nos chiens destinés à la reproduction sont testés avant intégration dans notre programme d’élevage.


Faut-il stériliser son Barbet ?
Pendant longtemps, nous avons revommandé la stérilisation des chiens.
Les connaissances ont toutefois évolué ces dernières années. Une étude publiée en 2020 dans la revue scientifique Frontiers in Veterinary Science, relayée notamment par la Société Centrale Canine, montre que la stérilisation peut être associée, selon les races et les situations, à certains risques pour la santé.
À la lumière de ces données, nous ne recommandons plus la stérilisation systématique chez le Barbet. Cette intervention doit rester un choix réfléchi, et non une étape automatique dans la vie du chien.

Une responsabilité partagée
La sélection permet de mettre un maximum de chances du côté des chiots. Mais la santé d’un Barbet se construit aussi après son départ.
Respecter sa croissance, éviter le surpoids, adapter son activité à son âge : ce sont des choix qui comptent vraiment sur le long terme.
Si l’éleveur sélectionne, la famille développe et accompagne.
C’est cette continuité qui permettra à votre Barbet de rester en forme, de vieillir harmonieusement à vos côtés…et de partager votre vie le plus longtemps possible.
